Cette nouvelle réglementation avait été négociée à l'occasion des Jeux olympiques et mise en application pour la durée des jeux. Mais le gouvernement chinois a finalement décidé, sans doute après quelques hésitations, de pérenniser ces facilités accordées aux journalistes.
Ils pourront donc réaliser des interviews sans avoir à demander l'autorisation des autorités nationales ou provinciales, se déplacer dans le pays sans l'autorisation de la police. Cela concerne également la capacité à importer et à utiliser temporairement des installations de radiocommunication, avec toutefois l'accord des autorités.
Le FCC, le club des correspondants étrangers en Chine, s'est aussitôt félicité de cette mesure, en espérant qu'elle sera totalement appliquée. Les journalistes qui travaillent en Chine ont pu constater, ces derniers mois, que les réglementations adoptées à Pékin n'étaient toujours pas appliquées localement.
Depuis le début de l'année, des restrictions de déplacements sont imposées le plus souvent pour des raisons de sécurité. L'association a relevé plus de 300 cas de journalistes empêchés de travailler ou brutalisés. Les journalistes restent étroitement contrôlés.
Cette nouvelle législation ne s'applique pas au Tibet où les journalistes ne peuvent se déplacer qu'en présence d'un accompagnateur imposé et dans des lieux très contrôlés.
Enfin, et c'est une des critiques des représentants des droits de l'homme, ces nouvelles facilités ne s'appliquent pas aux journalistes chinois, malgré une Constitution qui garantit officiellement la liberté de la presse.